Saviez-vous que le laiton, ce métal doré que l’on retrouve dans les poignées de porte, les robinets ou les vieilles cartouches, vaut aujourd’hui plus cher que certains bijoux fantaisie ? En 2025, son prix attire aussi bien les bricoleurs que les ferrailleurs professionnels.
Mais combien vaut-il vraiment au kilo ? Et pourquoi ses tarifs varient-ils autant entre la Belgique, la Suisse et le Luxembourg ? Installez-vous confortablement, on plonge ensemble dans l’univers fascinant — et parfois méconnu — du marché du laiton.
Quel est le contexte global du prix du laiton en 2025 ?
Le laiton, pour faire simple, c’est un alliage de cuivre et de zinc. Sa couleur dorée et sa résistance à la corrosion en font un métal recherché aussi bien en plomberie qu’en décoration. Mais comme son principal composant est le cuivre, son prix suit directement les fluctuations du marché mondial des métaux non ferreux.
En 2025, le laiton s’échange autour de 7,3 € le kilo en moyenne sur les marchés européens, soit environ 7 190 € la tonne. Une valeur qui a progressé de près de 10 % par rapport à 2023, portée par la demande croissante en matériaux recyclés et les tensions sur les métaux industriels.
Les prix du cuivre et du zinc, dopés par les besoins des secteurs de l’énergie et de la construction, ont naturellement entraîné le laiton dans leur sillage. Et contrairement à ce que l’on croit, la majorité du laiton utilisé aujourd’hui provient du recyclage.
Près de 90 % du laiton mis sur le marché serait issu de la récupération. Autrement dit, vos vieux robinets valent littéralement leur poids en or… ou presque !
Quel est le prix du laiton au kilo en Belgique ?

Commençons par la Belgique, pays réputé pour ses ferrailleurs dynamiques et ses plateformes de recyclage modernes. En 2025, le prix du laiton en Belgique oscille entre 4,50 € et 5 € le kilo selon la qualité et le volume.
Les grands centres de collecte comme Nili Métal ou Ferrailleur.be affichent même parfois des tarifs préférentiels pour les lots supérieurs à 100 kg. Mais attention, tout dépend de la nature du laiton que vous apportez.
On distingue notamment :
- Laiton propre : sans impureté, ni fer ni plastique, c’est le plus recherché et le mieux payé.
- Laiton mêlé : contenant d’autres métaux, souvent recyclé à un prix plus bas.
- Laiton tournure : copeaux issus de machines industrielles, moins valorisés à cause des résidus d’huile ou de limaille.
En moyenne, les ferrailleurs belges reprennent le vieux laiton entre 4,60 € et 4,80 € le kilo, mais les cours peuvent grimper selon la région. Les zones proches des grands ports comme Anvers profitent parfois d’un petit bonus lié à l’exportation.
Moralité : en Belgique, il vaut mieux vendre son laiton propre et en quantité !
Quel est le prix du laiton au kilo en Suisse ?
Direction la Suisse, où le métal jaune se négocie avec précision et rigueur, comme tout ce qui touche à l’économie helvétique. Ici, le prix varie entre 3,15 CHF et 4,30 CHF par kilo, selon la qualité du laiton et le type de ferrailleur. Converti en euros, cela donne entre 2,90 € et 4 € le kilo environ.
Le marché suisse est très segmenté : les recycleurs appliquent des tarifs différents selon le tri et la pureté du métal. Un lot de douilles en laiton de tir sportif, par exemple, se revend plus cher qu’un mélange industriel.
Et dans les zones frontalières comme Genève ou Lausanne, certains particuliers comparent même les prix avec ceux pratiqués en France voisine. Autre particularité helvétique : le recyclage est fortement encadré.
Les entreprises doivent déclarer leurs volumes, et certaines plateformes n’acceptent que des apports supérieurs à un certain poids. Ce qui n’empêche pas le pays de recycler près de 80 % de ses déchets métalliques.
En clair, la Suisse paie un peu moins que la Belgique, mais dans un système bien huilé et ultra efficace.
Quel est le prix du laiton au kilo au Luxembourg ?

Petit pays, mais grand acteur du recyclage, le Luxembourg affiche des prix compétitifs pour le laiton.
En 2025, on y trouve des tarifs allant de 4,10 € à 4,20 € le kilo pour le laiton propre, et entre 2,50 € et 3,50 € pour le laiton mêlé.
Des montants légèrement inférieurs à ceux de la Belgique, mais plus stables dans le temps. Les entreprises locales comme Wilmet ou Lux-Métal proposent souvent un barème clair : plus vous apportez de matière, plus le prix au kilo augmente.
Voici un petit aperçu typique :
| Poids total | Prix moyen au kilo (€) |
|---|---|
| 0 à 100 kg | 4,10 |
| 100 à 500 kg | 4,15 |
| Plus de 500 kg | 4,20 |
Le Luxembourg bénéficie d’une position stratégique : ses ferrailleurs exportent une partie du laiton vers la Belgique et l’Allemagne, ce qui maintient les prix dans une fourchette stable.
Et comme la main-d’œuvre est plus chère, la qualité du tri est souvent impeccable. Bref, un petit pays, mais un grand sérieux.
Quel rôle joue Derichebourg dans le recyclage du laiton ?
Impossible de parler du laiton sans évoquer Derichebourg, géant européen du recyclage. Le groupe, présent en Belgique et en France, collecte et valorise des milliers de tonnes de métaux chaque année.
Chez eux, le prix du laiton varie selon le cours du marché, la pureté du métal et le volume déposé.
Derichebourg ne publie pas toujours ses tarifs exacts, mais les professionnels savent qu’ils se basent sur les cotations officielles du LME (London Metal Exchange).
Leur politique de prix dynamique permet aux particuliers comme aux entreprises d’obtenir une estimation en temps réel. Une manière de garantir la transparence et d’éviter les mauvaises surprises.
Le groupe joue aussi un rôle majeur dans l’économie circulaire. En 2024, il annonçait avoir recyclé plus de 1,5 million de tonnes de métaux non ferreux, dont une part significative de laiton.
Chaque kilo récupéré réduit la pression sur les ressources minières et participe à un modèle plus durable. Et ça, c’est plutôt une bonne nouvelle pour la planète… et pour votre portefeuille.
Comment vendre son laiton au meilleur prix ?

Vous avez quelques kilos de laiton à la cave ou dans le garage ? Bonne idée de les revendre. Mais avant de foncer chez le premier ferrailleur, voici quelques conseils simples pour optimiser votre gain :
- Triez votre laiton : séparez le laiton propre du mêlé, et retirez les pièces en fer, plastique ou aluminium.
- Nettoyez vos métaux : un métal propre se vend toujours mieux qu’un métal sale ou gras.
- Comparez plusieurs acheteurs : les prix varient parfois de plus d’un euro entre deux ferrailleurs.
- Surveillez le cours du cuivre : s’il monte, le laiton suit automatiquement.
Et si vous êtes vraiment malin, attendez le bon moment. Les prix du laiton grimpent souvent au printemps et en automne, quand la demande industrielle redémarre. Un peu comme les fruits de saison, il faut savoir vendre au bon moment pour récolter plus.
Quelles leçons tirer du marché du laiton en 2025 ?
En 2025, le marché du laiton confirme sa bonne santé. Les prix restent attractifs, portés par la demande mondiale en cuivre et les efforts des pays européens en matière de recyclage. Mais les différences régionales persistent : la Belgique reste en tête avec des prix légèrement supérieurs à ses voisins.
Le laiton n’est pas qu’un métal de récupération, c’est un symbole d’économie circulaire réussie.
Chaque robinet, cartouche ou poignée que vous recyclez participe à une chaîne vertueuse où rien ne se perd. Et qui sait ? Votre vieux tuyau pourrait bien finir dans un instrument de musique ou une œuvre d’art !
Alors, la prochaine fois que vous tenez un morceau de laiton entre vos mains, souvenez-vous qu’il a une histoire, une valeur et un avenir.
Et qu’en le vendant au bon moment, au bon endroit, vous faites non seulement une bonne affaire… mais aussi un geste pour la planète.