Lors d’une visite de travail le 22 octobre 2026, la ministre de l’Éducation, des Sciences, de la Culture et des Sports, Janna Andreasyan, a inspecté l’avancement du chantier du Mémorial de Tsitsernakaberd, à Erevan. L’entreprise chargée des travaux lui a confirmé qu’ils progressent conformément au calendrier : la deuxième phase de rénovation doit être achevée d’ici la fin de l’année 2026. Cette confirmation vient de l’entreprise elle-même, non d’une vérification indépendante. Le mémorial, lui, reste ouvert aux visiteurs pendant toute la durée des travaux.
Ce que couvre la deuxième phase, et ce qui est déjà derrière
Le complexe de Tsitsernakaberd a été construit en 1965, pour le 50e anniversaire du génocide arménien. La rénovation actuelle a débuté en octobre 2024, sous la supervision de Sashur Kalashyan, architecte émérite d’Arménie et co-auteur du complexe original. Le gouvernement arménien a alloué environ 743 millions de drams au projet.
Le chantier est découpé en deux temps. La première phase a porté sur l’aménagement paysager et les infrastructures environnantes : réservoir d’eau, système d’irrigation, drainage et assainissement. Elle a été achevée en avril 2026, avant les commémorations du 110e anniversaire du génocide.
La deuxième phase, celle dont l’échéance est annoncée, comprend deux volets : l’achèvement des travaux d’entretien du mémorial et la rénovation de la section musée. Les informations disponibles ne donnent ni calendrier détaillé du volet musée, ni date de réouverture éventuelle de cette section.
Visiter pendant les travaux : ce qui est dit
Le mémorial reste ouvert pendant toute la durée du chantier. La ministre a demandé que les visiteurs bénéficient des conditions les plus confortables et les plus sûres possible. Les informations rendues publiques ne précisent ni les horaires, ni les tarifs, ni l’existence de zones fermées ou d’itinéraires modifiés. Qui prévoit un déplacement fera bien de les demander directement au site avant de partir.
Fin 2026 : un objectif annoncé, des signaux à lire avec prudence
L’échéance reste un objectif : l’achèvement n’est pas constaté. Les responsables ont évoqué plusieurs leviers pour la tenir : mener les travaux simultanément sur plusieurs tronçons, avec des effectifs accrus si nécessaire, et organiser des travaux préparatoires pendant les mois d’hiver, notamment le traitement des pierres. Il s’agit de possibilités évoquées, pas de décisions confirmées. Le fait même qu’on envisage de renforcer les équipes et de paralléliser indique un calendrier serré. La ministre a d’ailleurs réitéré l’exigence de standards de qualité élevés dans le respect des délais.
Il faut aussi peser la nature de la source. Que le chantier suive le calendrier, c’est ce que dit l’entreprise qui l’exécute, rapporté à l’occasion d’une visite ministérielle. C’est un point d’étape officiel, pas un audit extérieur.
Le lancement des travaux avait d’ailleurs suscité une controverse sur la qualité d’exécution. Hayk Demoyan, ancien directeur du Musée-Institut du génocide arménien, avait organisé une protestation à Tsitsernakaberd, dénonçant l’ampleur des dommages causés sous couvert de restauration. La date précise de cette protestation n’est pas connue, et aucune réponse des autorités à cette critique n’est documentée dans les éléments disponibles. Ni la déclaration de l’entreprise ni la critique de Hayk Demoyan ne permettent, en l’état, de juger la qualité des travaux dans un sens ou dans l’autre.
Pour qui envisage une visite, le site reste ouvert : le projet peut se faire, à condition de confirmer les modalités pratiques auprès du mémorial. Quant à la date de fin 2026, elle restera un objectif tant que l’achèvement n’aura pas été constaté, et repose pour l’instant sur la seule parole de l’entreprise.