Un cinéma moderne, confortable et classe : le CGR de Tarbes inaugure ses travaux de rénovation et veut retrouver son histoire populaire

"Un cinéma moderne, confortable et classe" : le CGR de Tarbes inaugure ses travaux de rénovation et veut retrouver son histoire populaire

Le CGR du quartier de l’Arsenal, à Tarbes, a inauguré ses travaux de modernisation, annoncés par La Dépêche le 16 octobre 2026. Après trois mois de chantier et près de 3 M€ d’investissement, le complexe dévoile un hall réaménagé, des espaces repensés, un éclairage modernisé et une ambiance plus chaleureuse, avec la technologie laser pour la projection. La direction affirme garder une offre accessible au plus grand nombre. Il s’agit de l’inauguration des travaux de modernisation : les sources ne disent pas que chaque élément du chantier est livré ni donnent de calendrier final.

Ce que le spectateur remarquera en poussant la porte

Le changement se joue d’abord à l’entrée. Le hall a été réaménagé, les espaces repensés, l’éclairage refait. L’objectif affiché : faire du cinéma un lieu de rencontre et de partage, avec une ambiance décrite comme plus cosy. Le site garde la trace de son passé industriel, installé qu’il est dans le quartier de l’ancien arsenal, avenue des Forges.

Côté séance, l’établissement mise sur le confort, le design et la technologie laser. La Dépêche parle d’une expérience d’un niveau inédit dans la région : c’est le jugement du journal, pas une mesure indépendante, et il n’y a pas de comparatif pour l’étayer. Le complexe poursuit aussi sa transition vers des équipements plus performants et plus respectueux de l’environnement, sans donnée chiffrée à l’appui.

Le chiffre de près de 3 M€ désigne l’enveloppe globale de la rénovation. Aucune ventilation par poste (hall, image, son) n’est disponible. Un point reste aussi sans réponse : quelles salles sont équipées en laser ou en nouvelle sonorisation ? Les sources ne le précisent pas. Pour savoir dans quelle salle vous verrez votre film, le plus sûr est de poser la question au cinéma.

Ce qu’en dit la direction, et ce qu’on ne peut pas encore vérifier

Le seul retour d’usage disponible vient de la direction. Olivier Ture, directeur du complexe, se réjouit de premiers retours enthousiastes : le public apprécierait la qualité du son, la clarté des images et la convivialité retrouvée. C’est le témoignage de la partie intéressée, rapporté par la presse locale, et non un constat indépendant. Aucun sondage ni avis de spectateurs ne vient le confirmer ou le nuancer.

Même prudence sur le prix des places. La direction réaffirme sa volonté de maintenir une offre accessible au plus grand nombre, malgré l’investissement. C’est une déclaration d’intention : aucune grille tarifaire n’accompagne l’annonce, et rien ne permet de dire aujourd’hui ce que cela donne en euros à la caisse. Les tarifs en vigueur se vérifient auprès du cinéma.

De l’Eden-Mazarin au Méga CGR : un seul cinéma pour toute une ville

Le titre parle d’histoire populaire, et le contexte lui donne de l’épaisseur. Dès 1896, des films des frères Lumière étaient projetés à Tarbes, à l’Eden-Mazarin, lieu devenu ensuite le premier cinéma permanent de la ville, le Royal-Cinéma, puis le Rex (la filiation de ces noms de salles est à prendre avec prudence). En 1931, la ville comptait quatre cinémas, dont deux sonores ; dans les années 1960, on en dénombrait six. Ces décomptes sont approximatifs selon les sources historiques.

Le Rex incarne ce qui a disparu : dernière séance en 1987, démolition en 2003, hôtel en 2006. Depuis, le CGR, inauguré le 28 avril 2010 avenue des Forges, est le seul cinéma de Tarbes. Le Méga CGR compte 11 salles numériques et accueille environ 420 000 spectateurs par an, un chiffre approximatif dont l’année de référence n’est pas précisée. Pour ces spectateurs, c’est l’unique salle de la ville : ce qui s’y joue pèse donc plus lourd que pour un cinéma parmi d’autres.

Que le CGR veuille « retrouver » cette histoire populaire est son propos ; les sources ne mentionnent aucune action concrète en ce sens, ni exposition ni programmation patrimoniale. Le lien tangible se limite à la mémoire industrielle du site et à la place du lieu dans la ville.

À attendre, et à vérifier avant de venir

D’après la direction, un retour au CGR de l’Arsenal vous mènera dans un hall, une ambiance et une projection laser rénovés. Ce que l’annonce ne permet pas de confirmer : les tarifs, la liste des salles équipées en laser ou en nouvelle sonorisation, et le calendrier final du chantier. Pour ces trois points, la réponse est à demander directement au cinéma.